• Extrait de la revue mediscoopsanté du 3 février 2012

    Les Echos, Le Monde
    Les Echos note que « manger trop de sucre est aussi toxique pour la santé que l'abus d'alcool, avertissent [dans Nature] trois scientifiques américains, partisans de la mise en place de mesures de restrictions équivalentes à celles qui frappent l'alcool et le tabac ».
    Le journal explique que « pour en réduire la consommation, ils proposent de taxer les boissons et aliments comportant des sucres ajoutés, en particulier du fructose ». Le quotidien ajoute que « ces mesures […] pourraient aller jusqu'à restreindre la vente des produits trop sucrés en dehors des horaires scolaires, voire à interdire la vente de boissons sucrées aux mineurs de moins de 17 ans, avancent Robert Lustig, Laura Schmidt et Claire Brindis ».
    Les Echos note que « les maladies non transmissibles, comme les maladies cardiaques, le diabète ou les cancers, contribuent à la mort de 35 millions de personnes chaque année dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses, soulignent [les auteurs] en pointant le rôle du sucre dans la progression de ces pathologies ».
    « Les effets de la consommation excessive de sucre peuvent être similaires à ceux d'un abus d'alcool. L'apport massif de sucres favorise ainsi l'hypertension, le diabète, et le risque cardiaque ainsi qu'une surcharge en graisses du foie », continue le journal.
    Les Echos note que selon ces chercheurs, « ces méfaits touchent jusqu'à 40% des gens de poids normal et épargnent 20% des obèses. La consommation de sucre dans le monde a triplé ces 50 dernières années ».
    « Parmi leurs autres suggestions : contrôler le nombre de fast-foods dans les quartiers pauvres et inciter à l'installation de magasins de primeurs et de marchés de produits frais », ajoute le quotidien.
    Le Monde aborde sur une page cet article de la revue Nature, retenant que « trop de sucre nuit gravement à la santé ». Le quotidien relève notamment que « la planète compte à présent 30% de plus de personnes obèses que d’individus sous-alimentés ».
    Le Monde observe toutefois qu’« il semble difficilement imaginable d’appliquer dans l’Hexagone la politique préconisée par les experts américains » et livre l’avis du député Yves Bur, qui « souligne le poids des groupes de pression ».
    Le quotidien interroge la directrice qualité-nutrition de l’Association nationale des industries alimentaires, Cécile Rauzy, qui remarque que « les comportements alimentaires sont différents aux Etats-Unis et en Europe. En France, la démarche adoptée est, plutôt que d’interdire, de proposer des alternatives et d’améliorer les produits existants ».

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